L’impact des fourmis sur l’environnement (Partie 1)

Mis à jour : juin 18


Au temps où toute activée humaine se doit d’être quantifiée afin de calculer notre part de responsabilité dans le désastre écologique que nous provoquons, des scientifiques étudient depuis des dizaines d’années l’impact des fourmis sur leur environnement; de nombreuses conclusions ont été tirées, en voici quelques exemples.

Sans parler d’une espèce particulière, les fourmis creusent généralement leur fourmilière dans la terre (cela ne vous aura pas échappé) déplaçant ainsi des volumes de terre très importante : « dans les déserts Australiens ou Nord-Americain les ouvrières peuvent soulever entre 400 et 800 kg de terre par hectare et par an » Et cela n’est rien en comparaison aux fourmis champignonniste, qui, pour offrir un maximum d’espace au champignon qu’elles cultivent, doivent creuser de gigantesques galeries. Cela est sans parler de la modification chimique des sols : en accumulant leurs déchets organiques dans la fourmilière, les fourmis participent activement à l’augmentation des composés minéraux du sol; un sol « colonisé » par une ou plusieurs fourmilières est donc beaucoup plus riche qu’un sol qui ne l’est pas. De plus, la biomasse des fourmis étant équivalente à celle des humains (soit près de 15% de la biomasse animale des écosystèmes terrestres), je vous laisse imaginer la production astronomique de matière organique qui en résulte. En Europe les fourmis des bois du genre Formica, sont de véritable régulatrice des forêts. Leur importante consommation d’insectes en tout genre participe à la régulation des populations de certains invertébrés tels que les chenilles processionnaires, une espèce de chenille très prolifique causant des dégâts importants dans les forêts de conifères lorsque sa population est trop importante (elle est considérée comme une espèce nuisible, car sa présence provoque aussi des problèmes sanitaires chez les personnes allergiques; on peut clairement établir que les populations de chenilles sont fortement régulées lorsque la fourmi du genre Formica est bien implantée sur le territoire et que la régulation des populations par la fourmi des bois est un élément essentiel dans l’équilibre des forêts) L’Homme, par son utilisation massive de produits phytosanitaires participe à la disparition progressive des fourmis des bois dans certaines régions d’Europe (elle est d’ailleurs désormais protégée dans certains pays); les Formica ne sont désormais plus assez nombreuse pour assurer la régulation des populations de chenille processionnaire. Cette espèce qui est si peu appréciée n’est donc qu’une espèce se développant dans un système déséquilibré par l’homme. Sources : https://www.podcastscience.fm/dossiers/2012/05/17/des-fourmis-et-des-hommes/ Laurent Keller/Elisabeth Gordon La vie secrète des fourmis Voyage chez les fourmis, Bert Holldobler, Edward O. Wilson, éd. Du Seuil, 1996



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